Ferme laitière et culture fourragère à Lour Escale Mamadou Habib Mboup : un avenir laitier en gestation

Une délégation conduite par le Coordonnateur national du PRAPS2-SN, M. Bassirou Sall, a effectué une visite de terrain sur l’exploitation de M. Mamadou Habib Mboup, bénéficiaire d’un sous-projet de production laitière intégrée à la culture fourragère. S’inscrivant dans le cadre d’une mission d’appui de l’URC sur la composante 3 effectuée par Anassou Alassane IDRISSOU, la visite a été l’occasion de suivre la mise en œuvre du plan d’affaires de ce sous-projet financé par le PRAPS2-SN.

 

Située à Ndiapardou, dans la commune de Lour Escale (département de Koungheul), l’exploitation de M. Mboup illustre les ambitions portées par le PRAPS2-SN en matière de développement des chaînes de valeur et de soutien à l’entrepreneuriat rural. Le plan d’affaires de ce jeune promoteur, d’un coût global de 16 950 000 FCFA, a reçu un appui financier conséquent du projet, à hauteur de 10 000 000 FCFA. Le reste du financement, soit 6 950 000 FCFA, a été assuré par le promoteur lui-même.

 

Au cœur de ce projet, se trouve la production laitière avec des vaches de race montbéliarde, reconnues pour leur haut potentiel laitier. Deux vaches ont déjà été acquises, dont l’une gestante au moment de l’achat, a mis bas. Preuve d’un démarrage prometteur de l’activité. « La ferme produit déjà 10 litres de lait par jour. Une production qui est écoulée dans le village et à Lour Escale, une contrée à quelques lieues de là. La clientèle abondante montre qu’il y a un réel besoin en lait local de qualité dans la zone. L’objectif de projet est d’atteindre une production de journalière de 60 L en année de croisière avec quatre vaches hautes productrices et une meilleure gestion de la production », explique Mamadou Mboup. .

 

Culture fourragère

 

Les races laitières ont une grande capacité d’ingestion et de grands besoins alimentaire. En effet, pour rendre toute leur potentiel laitier, elles doivent consommer des quantités importantes d’herbe ou de foin par jour, en plus d’autres aliments de haute valeur nutritionnelle comme les tourteaux, le maïs ou les céréales. Conscient de cela, le promoteur, concomitamment à l’élevage, s’est lancé dans la culture fourragère, indispensable pour garantir une alimentation stable au bétail. Bien qu’encore timide dans sa mise en œuvre, elle représente une composante stratégique pour l’autonomie alimentaire du cheptel. « À côté de l’élevage intensif, j’ai lancé la culture de fourrage pour nourrir mes animaux. Ce n’est pas encore au niveau souhaité, mais je progresse petit à petit. Le forage en panne a posé un problème d’approvisionnement en eau. Ce qui a causé un retard dans la mise en œuvre de cette activité. Mais, après la réparation du forage en panne, je compte augmenter les superficies cultivées et améliorer le rendement avec l’appui des techniciens du projet », souligne le promoteur.

L’objectif affiché par cet entrepreneur est d’avoir une exploitation autonome, productive, et qui crée de l’emploi local. Une initiative qui peut inspirer d’autres jeunes à s’intéresser à l’élevage et saisir les opportunités réelles dans ce secteur.  « Ce projet est pour moi un rêve devenu réalité. Depuis longtemps, je me suis engagé dans l’élevage moderne avec des moyens limités. Grâce à l’appui du PRAPS2-SN, j’ai pu faire des investissements consistants ».

 

Au terme de la visite, l’Expert C3 de l’URC, M. Anas Alassane Idrissou a salué l’engagement de M. Mboup et l’effort de structuration du projet. Il a encouragé le promoteur à poursuivre dans la rigueur, à renforcer la gestion technique, administrative et comptable, à travers la tenue correcte des documents de l’entreprise. Il a également recommandé à l’UCP et son partenaire de mise en œuvre (opérateur MSA) d’accompagner le promoteur par la formation à la gestion technique et financière et un suivi plus rapproché.

  

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