Cérémonie de remise de dictaphones aux radios communautaires ciblées par le PRAPS Sénégal dans ses zones d'intervention

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18 Juil 17
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Publié dans ACTUALITES

PRAPS-SN : douze dictaphones à l’Union des radios communautaires

Dakar 14/7/2017. Au titre de la convention de partenariat signée le 22 février 2017, le coordonnateur du Projet régional d’appui au pastoralisme au Sahel (PRAPS) a remis officiellement douze dictaphones au Président de l’Union des radios associatives et communautaires du Sénégal (URAC).

La cérémonie de remise du don a eu lieu le vendredi 14 juillet dans la salle de conférences du Projet situé au 4è étage de l’Immeuble Elysée II à Sacré Cœur III. Ces dictaphones d’une haute performance technique et technologique sont destinés au siège de l’URAC et aux onze radios locales qui appuient la politique de communication participative du PRAPS au niveau des huit départements couverts par le projet. Cette stratégie communicationnelle met l’accent sur la pérennisation du projet et son appropriation par les bénéficiaires.

En remettant le matériel au Président de l’URAC, Talla Dieng, le Dr Ibrahima Niang, coordonnateur du PRAPS, a mis en exergue l’importance des radios de proximité dans l’approche de communication participative développée par le Projet. A cet effet, le Dr Niang a rappelé que la Banque mondiale définit la participation comme étant « le processus par lequel les parties prenantes influencent les initiatives de développement ainsi que les décisions et les ressources qui les affectent, et en partagent le contrôle ».

Du point de vue de la Communication du PRAPS Sénégal, cette approche s’appuie principalement sur la communication de proximité, à travers les médias de masse légers. Le principal média léger et, de loin le moins coûteux, est la radio locale dite communautaire, à côté de la radio commerciale et de la radio de service public.

Et pour le coordonnateur du PRAPS, « la station de radio communautaire permet à ceux qui l’écoutent dans des zones rurales isolées, d’être au courant de l’actualité, d’avoir des informations pratiques et de savoir ce que pensent leurs voisins. La radio communautaire participe à la vulgarisation de la démocratie et des principes de développement endogène autopropulsé. Elle permet d’améliorer le niveau de vie des populations qui s’identifient à elle du fait de sa proximité et de la prise en charge de leurs préoccupations quotidiennes ».

En d’autres termes, la radio locale est la voix des « sans voix », et donc le reflet de la diversité culturelle pour la résilience des communautés pastorales at agropastorales. En somme, le Dr Niang est d’avis que la radio communautaire est l’avocate qui défend les intérêts de ses auditeurs et permet de résoudre les mille et un problèmes de la vie de tous les jours des populations pastorales.

Pour le coordonnateur du PRAPS Sénégal, « la radio communautaire est donc un instrument idéal pour assurer le portage des messages du Projet et de ses partenaires vers les communautés d’éleveurs. Et c’est en cela, que nous avons fait de l’URAC un partenaire stratégique privilégié pour la bonne conduite de notre politique de communication ». Dans le cadre du partenariat URAC-PRAPS, le Dr Niang a jugé bon, après les deux ateliers organisés sur la planification des émissions pastorales, d’organiser au courant de la prochaine année budgétaire un atelier de renforcement de capacités des radios partenaires en communication sociale et environnementale et en communication des risques ou communication de crises. De plus, pour permettre aux radios communautaires de bénéficier des retombées du Projet, un certain nombre d’équipements pourra leur être fourni pour les aider à performer à l’image des dictaphones.

C’est d’ailleurs la principale suggestion du Président de l’URAC. Talla Dieng, après avoir sincèrement remercié le Projet pour sa contribution à l’autonomisation des radios communautaires, a souhaité un appui en ordinateurs fixes et autres petits matériels qui plombent l’épanouissement quotidien des radios de proximité. Il a également plaidé pour un élargissement rapide de la convention à toutes les radios communautaires qui émettent dans les zones couvertes par le Projet. Cette éventualité est envisageable avec l’arrivée prochaine d’un projet complémentaire de la Banque islamique de développement (BID) au PRAPS. L’élargissement du Projet à six autres départements, en plus des huit actuellement couverts par le projet, devrait justifier l’expansion de la convention avec l’URAC à d’autres radios locales.

 

Dernière modification le mercredi, 06 septembre 2017 12:01