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01 Avr 19
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Ndioum 27/03/2019. Le processus de lancement du Projet de développement durable du pastoralisme au Sahel (PDDPS) s’est achevé ce 27 mars 2019 à Ndioum (département de Podor) l’issue d’un atelier de deux jours qui a regroupé l’ensemble des acteurs de l’élevage, les autorités administratives et municipales, les services étatiques impliqués, les ONG et les OCB. Des ateliers similaires ont été organisés auparavant à Dakar et à Tambacounda. La cérémonie de lancement de Ndioum a été présidée, au nom du gouverneur de Saint-Louis, par l’adjoint au préfet de Podor, M. Malick Koné.

Dans son adresse aux participants, il a beaucoup apprécié l’initiative de l’Unité de gestion du projet de partager les objectifs et les activités prévues dans la zone nord. Il voit, à travers cette stratégie, un moyen pour les bénéficiaires de s’approprier plus facilement les réalisations, de poser dès le départ les jalons de la pérennisation, mais aussi de permettre à l’administration, aux communes et aux services déconcentrés de l’état d’assurer le suivi régulier des activités.

Le PDDPS est une initiative de la Banque islamique de développement (BID) et de la Fondation Bill & Melinda Gates. Ce partenariat a donné naissance au Fonds dit « Lives and Livelihoods Fund » ou « Fonds de vies et de moyens de subsistance», lancé le 29 septembre 2016 par la BID et ses partenaires. Dès sa conception, le PDDPS est arrimé au Projet régional d’appui au pastoralisme au Sahel (PRAPS) financé par la Banque mondiale. La Banque islamique de développement et la Banque mondiale partagent, à cet effet, un « Cadre de partenariat stratégique » qui vise à renforcer leur coopération pour faire face aux problèmes de développement auxquels sont confrontés les pays musulmans.

L’engagement financier de la BID dans le PDDPS s’élève à 30,79 millions de dollars américains, soit environ 18 milliards de FCFA auxquels il faut ajouter une contrepartie d’un milliard cinq cent millions du Gouvernement du Sénégal. L’objectif global du projet est de contribuer à la réduction de la pauvreté et au renforcement de la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations vulnérables dans 14 départements des régions de Saint-Louis, Matam, Louga, Kaffrine et Tambacounda. Il s’agira d’améliorer durablement la productivité et la compétitivité des filières lait et petits ruminants, d’accroître la valeur ajoutée des produits d’élevage et de créer des emplois, en particulier pour les femmes et les jeunes à travers la microfinance islamique. Le PDDPS va impacter 550 000 pasteurs et agro-pasteurs, mais également les autres acteurs des chaînes de valeur lait local et petits ruminants évoluant dans le secteur privé.

Selon le Dr Ibrahima Niang, coordonnateur du PRAPS/PDDPS, « à terme, le projet permettra d’améliorer l’accès à l’eau profonde pour le pastoralisme ; d’améliorer la disponibilité des eaux de surface au niveau des zones de pâturage ; d’améliorer le revenu des pasteurs et agropasteurs ; d’améliorer la productivité laitière autour des points de collecte et de transformation du lait ; d’améliorer les races bovine et ovine ; d’augmenter les superficies des terres sous gestion durable et de réduire les conflits et les mauvaises pratiques d’exploitation liées à la transhumance. »

Le Dr Niang a aussi révélé que l’avènement du PDDPS, va nécessiter l’ouverture d’une 3è antenne à Tambacounda dans les anciens locaux du PDESOC. Pour compléter le dispositif, les ressources humaines de l’UCP du PRAPS seront enrichies d’un spécialiste en finance islamique, d’un spécialiste en chaînes de valeur et de deux assistants en comptabilité et passation des marchés. Un bureau d’audit externe, chargé entre autres tâches, des études, du contrôle et du suivi des marchés et des travaux en matière d’infrastructures sera également recruté. Après l’atelier national et les deux ateliers zonaux de lancement et de partage, le PDDPS est prêt à prendre son envol. Les autorités sénégalaises et la BID travaillent de concert pour faire de ce projet un exemple de réussite dans un secteur aussi stratégique que le pastoralisme.

19 Déc 18
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Le Ranch de Dolly, nouvelle formule sera inauguré le 21 décembre 2018 par le Président Macky Sall. L’annonce a été faite par le Chef de l’Etat, en marge de la 5è Journée nationale de l’élevage qui a eu lieu à Ranérou Ferlo (région de Matam) le 08 décembre courant.

C’est au Ranch de Dolly que le Président Sall avait annoncé l’institutionnalisation de la Journée nationale de l’élevage, lors de sa rencontre historique avec les éleveurs, le 26 novembre 2013. C’est à cette occasion également qu’il avait promis la clôture et la réhabilitation du Ranch pour un retour juste à sa vocation pastorale.

Pour donner corps à cet engagement, un mur de 120 kilomètres de long, d’un coût global de 6,5 milliards de FCFA a été construit pour sécuriser les 87 500 hectares du Ranch. En outre, il a été réalisé la construction d’un bâtiment pour le logement du gardien au niveau de chacune des 14 portes qui donnent accès aux différentes communes ceinturant le Ranch. De même, il a été procédé à la réhabilitation de neuf bâtiments à usage de bureaux et de logements pour le personnel technique chargé de la gestion. Une Brigade de gendarmerie et une brigade des Eaux et Forêts ont été ouvertes sur place. Enfin, pour désenclaver le Ranch, trois pistes de production d’une longueur totale de 200 km ont été réalisées à partir de Dahra Djolof, Linguère et Guerlé.

Pour régler les problèmes d’eau à l’intérieur du Ranch, le Programme d’urgence de développement communautaire (PUDC) y a construit un forage d’un débit de 230 m3/heure, doté d’un château d’eau d’une capacité de 1000 m3. L’ouvrage est connecté à un réseau d’adduction d’eau sur un linéaire de 110 km. De plus, le PUDC a construit à Dolly, 7 abreuvoirs, 32 bornes fontaines et une potence autant pour les besoins des animaux que des hommes.

Mieux le programme a initié la culture fourragère dans le périmètre du ranch à base de néma ou maralfalfa. Cette initiative appuyée par le PRAPS Sénégal est sensée fournir une réponse forte à l’épineuse question de l’alimentation du bétail dans le Ferlo.

19 Déc 18
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Le Président Macky Sall a présidé, le 08 décembre 2018, à Ranérou Ferlo, dans la région de Matam, la 5e édition de la journée nationale de l’élevage. Cette année, le thème retenu porte sur « l’éradication de la peste des petits ruminants, un défi mondial pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations ».

A travers ce sujet, le Gouvernement du Sénégal fait sienne la coalition mondiale contre la Peste des petits ruminants (PPR) décrétée par l’OIE et la FAO avec l’appui de l’Union européenne et de l’Union africaine. La PPR constitue une sérieuse menace contre les moyens de subsistance de millions d’éleveurs du fait de son effet dévastateur sur les ovins et caprins. Ainsi, selon le Président Macky Sall, le Sénégal est engagé avec la communauté internationale à relever ce défi. La journée de l’élevage est un rendez-vous d’échanges et de réflexion pour donner aux éleveurs et à leurs partenaires des opportunités de booster les productions animales, en cherchant à trouver des solutions appropriées aux contraintes de l’heure.

En effet, à l’échelle mondiale, «les pertes dues à la maladie se chiffrent entre 1,5 et 2 milliards de dollars Us par an.» Mais, au Sénégal les autorités veulent mettre en place une politique qui participe à la réduction considérable de la mortalité des petits ruminants en vue de générer plus de richesses et régler définitivement le déficit récurrent en moutons de Tabaski, par exemple ! Le Sénégal compte environ 12 millions de têtes d’ovins et de caprins. Chaque année, les éleveurs perdent environ 3 millions de petits ruminants. Et pourtant, une seule dose de vaccin, administrée avec efficacité et efficience, permet de protéger l’animal toute sa vie. On estime qu’une diminution de 16% à 7% du taux de mortalité global des petits ruminants permettrait de sauver 1 million de têtes par an. Pour relever ce défi, le Sénégal a souscrit à la mise en œuvre de la Stratégie mondiale de contrôle et d’éradication de la PPR lancé en avril 2015 à Abidjan, a rappelé le Président de la République.

Pour accompagner l’Etat dans cette lutte contre la PPR, le PRAPS Sénégal s’est engagé à appuyer les Services vétérinaires pour les rendre plus opérationnels et performants. En plus de la construction et de la rénovation d’infrastructures pastorales et vétérinaires, le PRAPS appuie la surveillance épidémiologique, assure la formation et le renforcement de capacités des personnels de la santé animale. Il fournit de la logistique, du matériel informatique, des vaccins et des équipements de froid pour la conservation des vaccins, sans oublier le matériel d’intervention (blouses, kits de protection, de prélèvement et de diagnostic).

De plus, le PRAPS a financé un plan de contrôle des médicaments vétérinaires et prend en charge les analyses des prélèvements et le paiement du mandat sanitaire. Il appuie les caravanes de vaccination et donne la voix aux éleveurs et aux partenaires par l’information, l’éducation et la sensibilisation à travers les radios communautaires. Et enfin, le PRAPS va fournir à l’ISRA Productions un système intégré de lyophilisation pour 1,5 milliard de F CFA. Cet outil va permettre de quintupler la production de vaccins en vitesse de croisière et couvrir entièrement les besoins du Sénégal. Cette démarche, même si elle grève lourdement le budget du PRAPS, est largement justifiée par les ruptures fréquentes de vaccins qui plombent la prophylaxie animale. Car, ne l’oublions pas, l’élevage constitue un des moteurs essentiels de notre marche résolue vers l’émergence économique, comme l’a soutenu le Président Sall.

Ainsi, au-delà de sa contribution à hauteur de 5%  au PIB national et 30% à la valeur ajoutée du secteur primaire, l’élevage offre à plus de 30 % des ménages sénégalais, plusieurs opportunités en termes d’emplois et de revenus, surtout dans le monde rural. Le Président Macky Sall reste convaincu que l’élevage des petits ruminants est un facteur essentiel de résilience face aux différentes crises économiques, sociales et écologiques qui agressent le monde au gré des changements climatiques. A Ranérou, le Président Macky Sall a répondu favorablement à une doléance des éleveurs qui sollicitaient des fonds complémentaires pour l’indemnisation de certains d’entre eux, victimes des intempéries du 27 juin 2018. Une enveloppe de 80 millions est prévue  pour ceux qui se sont signalés tardivement. Cette somme vient s’ajouter au milliard déjà remis aux éleveurs touchés par cette calamité.

Précédant le Président de la République, une quinzaine d’orateurs a pris la parole, lors de cet événement. Pour l’essentiel, ils ont défendu l’institutionnalisation de la journée de l’élevage située dans la continuité du Plan Sénégal Emergent. Les princiapaux orateurs ont aussi plaidé pour une réforme foncière prenant en compte la sécurisation de l’élevage pastoral. Les feux de brousse, le vol de bétail, l’accès au crédit et le déficit d’infrastructures marchandes, hydrauliques et sanitaires ont également retenu l’attention des orateurs.

Faisant allusion au thème de la 5ème édition de la journée nationale de l’élevage, le président Sall promet, pour la protection sanitaire du cheptel, une enveloppe de 12 milliards de F CFA pour la prise en charge correcte des campagnes de vaccination contre la PPR. Un geste hautement salué par les éleveurs qui, à leur tour ont offert 10 millions au Président Macky Sall par le biais de l’Association nationale pour l’intensification de la production laitière (ANIPL). Cette somme servira à acheter 10 mille doses de vaccins et à soutenir la politique d’insémination artificielle.

Les éleveurs ont également remis une somme de 50 millions de F CFA pour payer la caution du candidat Macky Sall à la présidentielle de février 2019. La 6è édition de la journée de l’élevage sera célébrée dans la région de Diourbel, en plein cœur du Baol, en novembre 2019. Par ailleurs le Président de la République a annoncé qu’il procèdera à l’inauguration du Ranch de Dolly, le 21 décembre 2018. Les invités d’honneur de la journée de l’élevage 2018 ont été la FAO et l’OIE.

 


16 Nov 18
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Le Comité de pilotage (COPIL) du Projet régional d’appui au pastoralisme au Sahel (PRAPS) a effectué une visite de terrain du 22 au 25 octobre au niveau de l’antenne Nord, situé à Ndioum. Cette visite fait suite à une recommandation des membres du Comité, faite lors de sa dernière réunion. Pour eux, il était important de découvrir, de visu et de consolider sur le terrain, les rapports relatifs aux activités du projet, émis régulièrement par les antennes et l’Unité de coordination.

La mission était conduite par le Dr Mamadou Ousseynou SAKHO, Secrétaire Général du ministère de l’Elevage et des Productions animales, Président du Comité de pilotage. Le Président du COPIL avait à ses côtés le Dr Ibrahima NIANG, Coordonnateur du PRAPS-SN accompagnés de quelques-uns de ses collaborateurs. Les autres membres du COPIL étaient composés du Colonel Alioune DIOUF, Secrétaire Exécutif du CONACILSS, Djadié SECK, ministère des Finances, Ismaïla SOW, chargé du Suivi-Evaluation du Conseil national de la Maison des éleveurs (CNMDE). Sur le terrain, la mission du COPIL a été accueillie par le Dr Mamadou Moustapha THIAM, Chef de l’antenne de Ndioum assisté d’Abdoulaye Gadio, Assistant chargé du Sui-Evaluation.

Après une nuit passée à Richard Toll, la délégation s’est rendue à Niassanté dans l’arrondissement de Mbane. Cinq infrastructures sont prévues dans cette localité : un parc à vaccination, un magasin de stockage d’aliment de bétail de 50T, l’aménagement d’une pépinière, un marché à bétail et la réhabilitation du forage. La construction du parc à vaccination est achevée. Le magasin de stockage sera livré avant la fin de ce mois. La pépinière est déjà clôturée. Elle attend la réhabilitation du forage pour fournir l’eau nécessaire à son fonctionnement. La construction du marché à bétail est en phase de démarrage. Pour le forage, le marché est attribué.

La mission a profité de cette étape pour se mettre à l’écoute des populations afin de recueillir leurs points de vue, leurs suggestions et leurs doléances. Toutes les réalisations du PRAPS ont été très appréciées. Les bénéficiaires qui effectuent un contrôle citoyen ont largement salué la démarche participative et inclusive du projet. Ils ont remercié le Gouvernement d’avoir tenu compte de leurs priorités de développement et de leurs préoccupations du moment. Les autorités administratives et municipales ont également reçu la délégation du COPIL. Leur engagement a été déterminant dans la négociation des accords sociaux et les délibérations sur les sites devant abriter les infrastructures. Ces autorités ont également facilité les négociations pour déterminer les tracés des couloirs de transhumance et le screening environnemental et social.

Après Niassanté, la mission du COPIL s’est rendue à Dagana où le PRAPS a construit un magasin de stockage de 100T à l’image des 08 départements couverts par le projet. Quelques problèmes liés à la situation de ce magasin sur un terrain inondable ont fait l’objet de discussions entre les membres de la délégation, l’entreprise chargée de la construction et le Chef du Service départemental de l’élevage. Tout compte fait, il a été proposé de créer un canal de drainage pour éviter la stagnation des eaux devant le magasin en saison pluvieuse.

Au deuxième jour de son programme de visite, la mission a été l’hôte du département de Podor et notamment de l’arrondissement de Gamadji Saré. En compagnie du Chef de poste vétérinaire de Ndioum, la délégation est allée au niveau de l’aire d’abattage dont la construction est très avancée. Le magasin de stockage de 100T est en phase de finition et le siège de l’antenne du PRAPS à Ndioum a fait l’objet d’une réception provisoire depuis juin 2017.

La mission s’est ensuite rendue à Loumbol Thilly. Dans ce village, un groupe mixte composé majoritairement de femmes, pratique le concept de « champ-école » développé par le PRAPS en partenariat avec la FAO. Un périmètre d’un hectare sert d’expérimentation à la culture du maralfalfa ou néma. Cette plante a été adoptée en culture fourragère par le ministère de l’Elevage et des Productions animales du fait de ses immenses potentialités alimentaires et nutritionnelles pour les animaux, mais aussi pour sa bonne productivité. Un hectare de maralfalfa peut produire de 20 à 40 T de fourrage par an. Et la plante n’a besoin que d’eau pour se développer. Elle repousse après chaque récolte et peut vivre pendant sept ans.

Sur le plan des infrastructures, Lombol Thilly dispose d’un parc à vaccination dont la construction est terminée, d’un magasin de stockage de 50T presque achevé. Le forage existant est vétuste et n’arrive plus à satisfaire la demande en eau des hommes et des animaux. Il sera réhabilité par le PRAPS. Le marché a été attribué.

La visite à Loumbol Thilly a pris fin par une réunion de concertation et de mise à niveau entre les populations, les entreprises chargées des travaux et la mission du COPIL. Toutes les inquiétudes nourries par les bénéficiaires sur les retards éventuels des travaux ont été levées. Les populations réunies autour du chef de village ont aussi exprimé toute leur satisfaction sur la qualité du travail déjà accompli et sur l’esprit de partenariat qui préside au déroulement des activités du projet. Elles ont beaucoup apprécié leur implication à toutes les phases du projet : de la conception à la réalisation des infrastructures.

La visite de terrain du COPIL a pris fin par une réunion de débriefing durant laquelle toutes les observations et suggestions ont été capitalisées par le projet. Pour terminer, le Président du COPIL et quelques membres ont plébiscité la démarche du PRAPS en matière d’écoute, de participation et d’inclusion des populations, des autorités administratives et municipales et des entreprises. Grâce à cette démarche, les bénéficiaires exercent, en permanence, un contrôle citoyen sur les infrastructures. Mieux, la prise en compte du volet Genre sensible dans les activités du PRAPS sur le terrain, a beaucoup séduit les membres de la mission. Une recommandation forte a été émise concernant la remontée régulière des informations sur l’état d’avancement des chantiers vers le niveau central. Il s’agit d’éviter les retards préjudiciables aux notations du PRAPS dans la perspective de la revue à mi-parcours, prévue en mai ou juin 2019.

De même il a été conseillé de mettre l’accent sur l’ingénierie sociale avec les nombreuses mesures d’accompagnement qui sous-tendent la mise en œuvre des infrastructures. Au total dans les 5 régions et huit départements couverts par le projet, quelque plus de 150 ouvrages sont prévus sans compter les pépinières, les mises en défens et les couloirs de transhumance. Rendez-vous est pris pour visiter l’antenne Sud, lors de la prochaine sortie du COPIL Cette visite a fait l’objet d’un reportage photographique et vidéo qui a été diffusé sur la chaîne publique de télévision.

16 Nov 18
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L’alimentation du bétail s’appuie sur un ensemble de ressources dont le dosage diffère selon la zone. En plus des pâturages naturels (herbes, arbres), on compte les résidus des récoltes, les herbes poussant dans les champs et aux alentours (les adventices), les sous-produits agro-industriels (graines de coton, tourteaux de coton ou d’arachide, mélasse, paille, fanes d’arachide ou de niébé, aliment de bétail concentré, pierre à lécher ou sel), les compléments alimentaires domestiques (restes d’aliments, sons, céréales, etc.)

Les pâturages naturels constituent la base de l’alimentation animale en zone pastorale, alors que la part des résidus de récoltes est plus déterminante en zone agropastorale ou agricole. De la même façon, en milieu urbain et périurbain, les sous-produits agro-industriels jouent un rôle essentiel dans les systèmes d’embouche. En plus des variations saisonnières des pâturages, les pluies ne sont jamais uniformes dans l’espace et le temps.

La dynamique de la végétation repose sur le triptyque : graine, eau, sol. La période végétative démarre en hivernage par la germination des graines pour donner un plateau herbacé (pâturage) vert, riche en sels minéraux, idéal pour l’alimentation animale. Les sources d’eau se multiplient : aux puits et forages, viennent s’ajouter une multitude de mares temporaires. C’est la période la plus propice pour la production animale (reproduction et production de viande et de lait).

En saison sèche, les herbes passent à la maturation complète : ils meurent et se transforment en paille, riche en cellulose, mais pauvre en sels minéraux. La saison sèche a de multiples effets négatifs sur les animaux : baisse de la valeur nutritive de la paille, contrainte d’eau, perte de poids, diminution de la production laitière, ralentissement de la reproduction, affaiblissement des animaux. L’estimation de la biomasse se fait en kg de matière sèche à l’hectare. Le tiers de ce fourrage seulement est mangé par les animaux. Autrement dit sur 1000 kg de matière sèche, 330 kg sont réellement utilisés par les animaux.

Les animaux ont besoin de consommer du fourrage parce que le bétail est constitué, en grande partie, d’espèces animales polygastriques, qui ont besoin de ruminer pour vivre (bovins, ovins, caprins, camelins). A défaut de fourrage grossier pour faciliter la rumination, les éleveurs ont recours parfois au carton (issu des arbres) pour jouer ce rôle. La rumination est donc le baromètre de la bonne santé chez les animaux ruminants. Elle exige cinq conditions : repos, bonne santé, alimentation suffisante, présence d’eau, fourrage grossier (herbes, paille, fourrage). Si le ruminant ne rumine pas, il meurt par asphyxie.

16 Nov 18
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En réponse à l’insécurité alimentaire du bétail, la promotion des cultures fourragères reste l’une des priorités du ministère de l’Elevage et des Productions animales. Il s’agit de familiariser les éleveurs avec les cultures fourragères, de créer un réseau de multiplicateurs de semences fourragères et d’inciter le privé à s’investir dans la filière pour une pérennisation des actions. Evidemment, la culture fourragère sera menée en parallèle avec les opérations de constitution de réserves fourragères à travers la préservation des pâturages, la fauche du fourrage naturel et la valorisation des sous-produits agricoles. D’autres cultures fourragères comme le niébé, l’arachide, le mil, etc. seront aussi encouragées.

Cependant parmi toutes ces spéculations, la Ministre de tutelle, Aminata Mbengue Ndiaye, ambitionne de vulgariser « l’herbe à éléphant » ou « roseau de Chine », appelé aussi néma ou maralfalfa. Le néma est une plante qui peut produire 20 à 40 tonnes de fourrage à l’hectare. Certaines sources annoncent même des rendements de l’ordre de 450 à 500 tonnes à l’hectare, sans s’appesantir sur les conditions de production. Une seule bouture de néma couchée à même la terre peut générer jusqu’à 40 tiges de maralfalfa. Elle ne nécessite ni engrais, ni pesticide, mais un peu d’herbicide la première année et beaucoup d’eau, tout le temps.

Par ailleurs un Projet d’appui à la relance des cultures fourragères, d’un coût global d’un milliard et demi de FCFA a été élaboré par le ministère de l’Elevage en collaboration avec la FAO. C’est aussi avec la FAO que le PRAPS a initié le concept « Champs-école » qui fait son bonheur de chemin. A ce jour, plusieurs pépinières ont été mises en place et des boutures de néma distribuées à plusieurs groupes mixtes pour vulgariser la culture de cette plante à haut rendement fourrager et nutritionnel. Dans cette perspective le PRAPS qui a déjà obtenu des résultats intéressants à Linguère, à Barkédji et à Loumbol Thilly, entre autres, va appuyer l’Association pour la défense de l’intérêt des producteurs de Podor (ADIPP) à créer six champs-école dans ce département du nord du Sénégal très touché par la transhumance.

Les opérations de culture et de constitution de réserves fourragères sont régulièrement synchronisées avec la lutte contre les feux de brousse, la réalisation de pare-feu et les mises en défens. Convaincu que la santé animale, la santé environnementale et la santé humaine sont intimement liées, le Ministre de l’Elevage mise sur un partenariat stratégique triangulaire entre son département et ceux de la Santé et de l’Environnement pour s’approprier le concept «Un monde, une seule santé » dans le cadre de l’unicité de l’action gouvernementale. Car ne l’oublions pas, il est avéré que 75% des maladies émergentes sont d’origine animale.

16 Nov 18
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La complexité de l'alimentation des animaux domestiques au Sahel est tributaire, en partie, des contraintes liées à l’environnement. Les feux de brousse ravagent une grande partie de l’herbe disponible. Les vents et autres phénomènes climatiques ne permettent pas toujours une disponibilité continue des ressources fourragères sur les parcours naturels pendant toute l’année.

La fenaison est donc souhaitable dans la mesure où elle permet de limiter les pertes de ressources fourragères et d'accroître simultanément la disponibilité du fourrage. La constitution de réserves fourragères est une nécessité pour améliorer les chaines de valeur et sécuriser l'alimentation des catégories d'animaux vulnérables (vaches gestantes ou allaitantes, animaux malades, etc.) L'ampleur des difficultés à satisfaire les besoins fourragers des troupeaux en période de déficit est accentuée par la faiblesse des pratiques d'adaptation des communautés pastorales ou agropastorales. Et, lorsque les pratiques de stockage du fourrage existent, celui-ci n'est pas récolté au stade optimal et les conditions de conservation sont généralement mauvaises.

Pour pallier ces contraintes, le PRAPS-SN a organisé des formations pratiques en techniques de fauche et de conservation du fourrage. Ces formations ont permis de renforcer les capacités d'adaptation et de planification des éleveurs leur permettant d’améliorer la disponibilité du fourrage. Lors de ces formations en techniques de constitution de réserves fourragères, il a été rappelé que, quelle que soit la qualité de l'herbe (foin ou paille), la fauche doit se faire avec un équipement adéquat. Les pratiques courantes de collecte de la paille de brousse avec un râteau contribuent à réduire la qualité du fourrage, par la défoliation et la souillure, avec de la bouse de vache, par exemple. Il a été recommandé, en plus d’un schéma de gestion durable des motofaucheuses, de s'assurer de la disponibilité de l'équipement de fauche nécessaire.

Pour joindre la pratique à la théorie, le PRAPS a appuyé l’organisation d’une grande campagne de fauche et de conditionnement des ressources fourragères durant la bonne période au niveau de 10 sites bénéficiaires de motofaucheuses (octobre-novembre). Le choix de la période est important pour réussir les objectifs de fauche de l’herbe en très grande quantité, avec en bonus, la qualité La campagne de fauche a donc donné une importance particulière au calendrier local des activités hivernales compte tenu des recommandations formulées lors des formations en techniques de constitution des réserves fourragères de l’année dernière. Il s’agit d’une période durant un mois à 45 jours, entre la fin des opérations culturales et le début de la période de récolte.

L’objectif général de cette campagne de fauche et de constitution de réserves fourragères est d’impulser une dynamique de fauche et de conservation des fourrages à la bonne date à travers l’équipement d’unités bénéficiaires de motofaucheuses. Sur chaque site retenu, la campagne se déroule en deux journées. Ce séquençage est fait pour une bonne démonstration car le fourrage, après la fauche à l’état frais, a besoin d’un temps de fenaison pour atteindre un taux d’humidité permettant sa conservation au niveau des hangars.

La première journée de fauche est donc menée avec les populations sur un seul site avec une démonstration en fenaison. La deuxième journée est réservée au bottelage et au stockage au niveau des hangars. Les hangars étaient préparés lors de la mission de sensibilisation. Les opérations ont consisté à faire les bottes avec les deux options de bottelage en présence de tous les bénéficiaires engagés dans les opérations de fauche et de conservation des fourrages.

Le PRAPS a aidé les pasteurs et agropasteurs impliqués dans les opérations à acquérir une botteleuse de grande capacité qui a permis de suivre tous les travaux de fauche et de s’assurer que tout le fourrage produit est mis en bottes. Le modèle utilisé est fabriqué localement par un artisan de Linguère (département couvert par le projet). C’est une boîte métallique qui fait des bottes de l’ordre de 12 à 15 kg. Il est porté sur une charrette en même temps que la motofaucheuse lors des opérations de fauche. Le projet a également aidé à acheter un modèle de corde approprié qui va permettre de nouer correctement les bottes. Les fournisseurs locaux ont été sensibilisés sur ce modèle de corde en rouleau, pour éviter les éventuelles ruptures. Un autre modèle de caisson portable a été aussi acquis par le projet pour les individus qui désirent pratiquer la fauche manuelle.

A la fin de la campagne, les équipes chargées d’encadrer les éleveurs et agropasteurs vont fournir les statistiques concernant la quantité de fourrage récolté, la longueur des pare-feu nettoyés, le nombre de personnes formées dans le processus ainsi que le nombre de personnes sensibilisées directement par les animateurs du PRAPS ou les techniciens des ministères de l’Elevage et de l’Environnement.

La campagne de fauche a été soutenue par un vaste programme d’information et de communication sur l’importance de la fauche et de la conservation des fourrages. Des réunions d’information et de sensibilisation ont été organisées à l’intention des éleveurs et agropasteurs de chaque zone pour préparer la campagne. Les radios communautaires partenaires du PRAPS ont été mises à contribution pour la pré-campagne, la campagne et l’après-campagne. Des messages et des émissions ont été diffusés sur les bonnes pratiques en matière de récolte, de conditionnement et de conservation des fourrages avec la participation des vétérinaires et des techniciens de l’environnement. Des dispositions ont été prises par rapport à la situation alimentaire du cheptel pour éviter ce qui s’est passé l’année dernière où le bétail s’est trouvé dans une situation très difficile face à un déficit fourrager de grande ampleur. Avec les intempéries du 27 juin 2018, le Sénégal avait ainsi perdu des centaines de milliers de têtes de bétail.

Le chef de poste vétérinaire et l’animateur PRAPS de chaque site ont mené des séances préparatoires de la campagne de fauche en vue d’informer les populations. En même temps, ils ont procédé au ciblage correct des sites de fauche avec les bénéficiaires, discuté de la période favorable avec les communautés et effectué une programmation rigoureuse permettant d’atteindre les objectifs de la campagne.

16 Nov 18
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Au niveau régional et communautaire, la Commission de l’UEMOA assure une mission d’animation, d’harmonisation, de soutien technique, d’interface et de coopération en matière d’inspection du médicament vétérinaire. La mission de l’UEMOA repose sur trois dispositifs complémentaires encadrés par un ensemble de textes réglementaires.

Parmi ceux-ci, on peut citer d’abord le dispositif centralisé d’Autorisation de mise en marché (AMM) organisé autour d’un Comité régional du médicament vétérinaire. Il y a ensuite le dispositif unique de contrôle de qualité par la mise en réseau de neuf laboratoires répartis dans les États membres de l’UEMOA. Parmi ces laboratoires, figure le Laboratoire de contrôle des médicaments vétérinaires (LACOMEV) de l’Ecole inter-états des Sciences et Médecine vétérinaires (EISMV), qui est un laboratoire de référence de l’OIE pour l’analyse des médicaments vétérinaires en Afrique subsaharienne. Enfin, il existe un dispositif de réglementation, représenté par le Comité vétérinaire de l’UEMOA, organe consultatif, chargé de coordonner l’action réglementaire.

Au niveau national, ce sont les pays eux-mêmes qui sont en charge du contrôle et de la surveillance des activités pharmaceutiques vétérinaires sur le terrain, de la fabrication et/ou de l’importation, de la distribution et de la lutte contre le marché parallèle illicite. Malgré tous ces dispositifs, force est de constater que la situation demeure préoccupante concernant le contrôle de la qualité des médicaments. La plupart des pays ne dispose pas, en effet, de dispositifs de contrôle performants en l’absence de liste arrêtée et diffusée des médicaments homologués, de système de pharmacovigilance. De même, l’évolution du marché et des circuits des médicaments vétérinaires est loin d’être maîtrisée et parfois même, il n’existe aucune base de données à jour pour apprécier la situation globale.

Le processus d’harmonisation des législations pharmaceutiques vétérinaires est entré dans sa neuvième année d’opérationnalisation. Les premiers dossiers de demande d’AMM ont été déposés en 2010. En 2018, l’UEMOA a reçu un cumul de 628 dossiers de demande d’AMM. 413 dossiers ont été traités sur le plan administratif et 372 sur le plan technique. 280 AMM ont été délivrés ou sont en cours de signature. 229 dossiers restent à évaluer.

Compte tenu des enjeux potentiels en termes de san animale et/ou de santé publique ainsi que pour lenvironnement lié à lutilisation de ces produits, il est apparu cessaire, notamment au niveau des pays de lUEMOA, d’harmoniser les législations pharmaceutiques vétérinaires et de contrôler lusage des produits pharmaceutiques et des vaccins.

Dans lidéal, chaque pays devrait disposer de textes gislatifs gissant l'importation, la fabrication, lentreposage, la distribution et l'utilisation de ces produits. Il devrait également être possible de aliser, à tout moment, des contrôles sur toute la chaine d’utilisation des produits. Ces contrôles doivent être réalisés par des structures ou des institutions habilitées selon des procédures standardisées. Au niveau international, l’OIE collabore dans le domaine du MV avec l’Agence Nationale du Médicament térinaire (ANMV) de France qui compte parmi ses Centres collaborateurs.

A ce titre, lANMV apporte son expertise technique sur les questions relatives à la pharmacie vétérinaire et intègre le programme de l’OIE sur le MV qui s’articule autour de cinq axes : l’aide aux pays pour lélaboration et la mise en place dune gislation pharmaceutique adaptée ; la définition d’un ensemble d'exigences techniques minimales ; le transfert des technologies analytiques adaptées pour le contrôle de la quali pharmaceutique des MV et des résidus médicamenteux dans les aliments ; linformation et la formation des cadres administratifs chargés de l'enregistrement des MV.

L’exrience de lANMV dans le domaine de l'évaluation scientifique, de contrôle et de décision en matière de médicaments vétérinaires en France pourrait servir pour les pays PRAPS pour mettre en place ou rendre fonctionnels leurs dispositifs de contrôle. C’est la conviction du Dr Cathérine Lambert, Directrice adjoint l’Agence nationale de sécuri sanitaire (Anses). Et pour cause : l’ANMV est, entre autres, chare des autorisations relatives aux dicaments vétérinaires, coordonne l'inspection des établissements pharmaceutiques vétérinaires et le système de pharmacovigilance. Elle exerce également des missions de surveillance et de contrôle quant à la quali des médicaments.

FEUILLE DE ROUTE DU PNS-MV

19 octobre 2018 : restitution exhaustive de la formation aux responsables du ministère, du PRAPS et au laboratoire de contrôle éventuellement.

31 mars 2019 : rédaction participative du draft 0 (document martyr) du PNS-MV.

30 juin 2019 : validation technique du PNS-MV.

31 août 2019 : validation politique du PNS-MV.

16 Nov 18
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Publié dans Dernières nouvelles

Assainir les politiques nationales de santé animale par l’utilisation rationnelle et responsable des médicaments vétérinaires. Tel est l’objectif de la feuille de route adoptée à Dakar, au Sénégal, par les six pays bénéficiaires du Projet régional d’appui au pastoralisme au Sahel (PRAPS). A l’issue de cette démarche qui tient lieu de recommandation, la Composante régionale de la Santé animale, exécutée en partenariat avec l’OIE, sous les auspices du CILSS, ambitionne d’encourager les pays du PRAPS à se doter de dispositifs conséquents de contrôle des médicaments vétérinaires.

La feuille de route retenue à cet effet connaitrait son épilogue le 31 août 2019, avec la validation politique du Plan stratégique nationale des médicaments vétérinaires (PNS-MV). Ce processus démarre par la restitution de la formation reçue à Dakar, la rédaction participative du document martyr (draft) et la validation technique dudit document aux environs du 30 juin 2019.

La Session régionale de formation des responsables en charge des plans et dispositifs de contrôle des médicaments vétérinaires y relative, a été organisée par la Coordination régionale de la Composante santé animale du PRAPS, du 1er au 05 octobre 2018 à l’hôtel Lagon 2, à Dakar (Sénégal). 24 participants, originaires des pays du PPRAPS ont pris part à cette session de formation. Celle-ci avait pour objectif de former les responsables en charge du MV dans les pays du PRAPS sur le maintien, le renforcement et la mise en place dun plan et d’un dispositif de contrôle des molécules destinées à la santé animale, y compris les vaccins.

De façon plus spécifique, cette formation devait permettre de renforcer les compétences des apprenants sur les bases glementaires et les dispositifs de contrôle de quali et de surveillance du MV. Il devait également permettre de renforcer les compétences des participants sur lorganisation institutionnelle et fonctionnelle des plans et dispositifs de contrôle ainsi que sur linspection et le contrôle du MV à travers les activités d’un laboratoire de contrôle.

Dune manière générale, un système dinspection pharmaceutique efficient s’appuie sur trois critères complémentaires : une base glementaire solide couvrant toutes les activités du MV et prévoyant les sanctions administratives et pénales en cas dinfractions ou de lits ; une organisation institutionnelle cohérente, solide et un processus cisionnel fondé sur des bases scientifiques et/ou normatives (ressources humaines et financières appropriées, indicateurs de performance).

Pour joindre la pratique à la théorie, chaque participant a été suffisamment outillé pour être en mesure d’élaborer un plan d’action et une feuille de route budgétisée. Et pour finir, les participants ont pris l’engagement de partager les connaissances et les compétences acquises à Dakar, à travers des sessions de restitution dans leurs pays respectifs. En plus des Services vétérinaires, ces restitutions devraient concerner, entre autres entités, les services du commerce intérieur, des finances, de la gendarmerie, de la police et des douanes.

Au nom des ministres en charge de l’élevage des pays PRAPS, la séance inaugurale a été présidée par le Dr Ibrahima Niang, Coordonnateur du PRAPS Sénégal. Pour lui, la santé animale est une des composantes clés qui contribuent au bien-être animal, à la sécurité alimentaire et à la sécurité sanitaire des aliments. Elle détermine donc, dans une large mesure, la santé humaine ; surtout si l’on sait qu’au moins 75 % des maladies infectieuses émergentes proviennent des animaux. L’un des moyens pour garantir la santé des animaux est le recours aux médicaments vétérinaires y compris la vaccination. Or, soutient le Dr Niang, avec la libéralisation des marchés en Afrique, la filière du médicament vétérinaire a connu une multiplication des opérateurs et une diversification de l’origine des produits avec, comme conséquence directe, une baisse globale de la qualité des médicaments.

C’est pourquoi, a ajouté le Coordonnateur du PRAPS Sénégal, le souci de nos gouvernements respectifs est de travailler à la préservation de l’environnement et de la santé publique vétérinaire par l’harmonisation des législations pharmaceutiques vétérinaires et le contrôle de l’usage des produits pharmaceutiques et des vaccins. Dans l’idéal, renchérit le Pr lfaroukh Oumar Idriss, chaque pays devrait disposer de textes législatifs régissant l'importation, la fabrication, l’entreposage, la distribution et l'utilisation de ces produits. Il devrait également être possible de réaliser, à tout moment, des contrôles sur toute la chaîne d’utilisation des produits vétérinaires. Ces contrôles devraient être réalisés par des structures ou des institutions habilitées selon des procédures standardisées, respectant les normes de fabrication, de commercialisation et de consommation ou d’administration.

C’est le moment saisi par le Dr Niang pour présenter les hommages et les remerciements des Gouvernements du PRAPS à l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) qui œuvre sans relâche, à côté de l’OMS et de la FAO pour un monde où la santé de l’animal, de l’homme et de l’environnement est indissociable. Les questions relatives à la pharmacie vétérinaire sont d’une importance stratégique pour des pays comme les nôtres qui souffrent d’un déficit remarquable dans des domaines comme le contrôle et la surveillance des aliments et produits vétérinaires, la délivrance d’autorisations relatives aux médicaments vétérinaires ainsi que l'inspection des établissements pharmaceutiques vétérinaires et le système de pharmacovigilance.

Il est heureux de constater, a conclu le Pr Idriss que, dans une grande mesure, nous pouvons compter sur l’expertise de l’OIE en matière de coopération internationale sur l’harmonisation des exigences techniques applicables à l’homologation et l’enregistrement des médicaments vétérinaires.