Culture fourragère: Le maralfalfa, une réponse au déficit fourrager !

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16 Nov 18
Écrit par Lu 463 fois
Publié dans Dernières nouvelles

En réponse à l’insécurité alimentaire du bétail, la promotion des cultures fourragères reste l’une des priorités du ministère de l’Elevage et des Productions animales. Il s’agit de familiariser les éleveurs avec les cultures fourragères, de créer un réseau de multiplicateurs de semences fourragères et d’inciter le privé à s’investir dans la filière pour une pérennisation des actions. Evidemment, la culture fourragère sera menée en parallèle avec les opérations de constitution de réserves fourragères à travers la préservation des pâturages, la fauche du fourrage naturel et la valorisation des sous-produits agricoles. D’autres cultures fourragères comme le niébé, l’arachide, le mil, etc. seront aussi encouragées.

Cependant parmi toutes ces spéculations, la Ministre de tutelle, Aminata Mbengue Ndiaye, ambitionne de vulgariser « l’herbe à éléphant » ou « roseau de Chine », appelé aussi néma ou maralfalfa. Le néma est une plante qui peut produire 20 à 40 tonnes de fourrage à l’hectare. Certaines sources annoncent même des rendements de l’ordre de 450 à 500 tonnes à l’hectare, sans s’appesantir sur les conditions de production. Une seule bouture de néma couchée à même la terre peut générer jusqu’à 40 tiges de maralfalfa. Elle ne nécessite ni engrais, ni pesticide, mais un peu d’herbicide la première année et beaucoup d’eau, tout le temps.

Par ailleurs un Projet d’appui à la relance des cultures fourragères, d’un coût global d’un milliard et demi de FCFA a été élaboré par le ministère de l’Elevage en collaboration avec la FAO. C’est aussi avec la FAO que le PRAPS a initié le concept « Champs-école » qui fait son bonheur de chemin. A ce jour, plusieurs pépinières ont été mises en place et des boutures de néma distribuées à plusieurs groupes mixtes pour vulgariser la culture de cette plante à haut rendement fourrager et nutritionnel. Dans cette perspective le PRAPS qui a déjà obtenu des résultats intéressants à Linguère, à Barkédji et à Loumbol Thilly, entre autres, va appuyer l’Association pour la défense de l’intérêt des producteurs de Podor (ADIPP) à créer six champs-école dans ce département du nord du Sénégal très touché par la transhumance.

Les opérations de culture et de constitution de réserves fourragères sont régulièrement synchronisées avec la lutte contre les feux de brousse, la réalisation de pare-feu et les mises en défens. Convaincu que la santé animale, la santé environnementale et la santé humaine sont intimement liées, le Ministre de l’Elevage mise sur un partenariat stratégique triangulaire entre son département et ceux de la Santé et de l’Environnement pour s’approprier le concept «Un monde, une seule santé » dans le cadre de l’unicité de l’action gouvernementale. Car ne l’oublions pas, il est avéré que 75% des maladies émergentes sont d’origine animale.

Dernière modification le vendredi, 16 novembre 2018 11:02